Nada - projet d'acupuncture solidaire

Depuis 2021, le RRASMQ mène, en collaboration avec le comité d’acupuncture solidaire, une démarche d’implantation de cliniques d’acupuncture sociale dans les ressources alternatives. Ce projet vise à documenter les impacts de cette pratique et donner accès à cette pratique alternative permettant d’apaiser le système nerveux pour avancer vers une meilleure qualité de vie. 

Projet Accueillir la prochaine génération, le projet PANG prend de l'ampleur !

Suite au bilan de sa première année, le Projet Accueillir la Nouvelle Génération (PANG) a obtenu la poursuite d’un financement de la Fondation Lucie et André Chagnon. Cette première année, marquer par une collecte de données importante (revue de littérature, focus groups, sondage, visites, communauté d’échanges) a permis de mieux cibler les besoins des jeunes et des ressources alternatives. Pour les 3 prochaines années, le RRASMQ aura des moyens et 2 merveilleuses co-chargées de projet, afin de déployer l’approche alternative vers les jeunes.
Jusqu’à maintenant, l’ensemble des échanges ont permis aux membres des ressources de nommer sans détour certains enjeux. Le constat est que rejoindre les jeunes ne va pas de soi et qu’il faut prendre le temps de s’arrêter pour réfléchir à la question. En effet, les jeunes connaissent encore trop peu les ressources alternatives, ne s’y reconnaissent pas toujours, ou n’osent pas franchir la porte. Plusieurs ressources se questionnent aussi sur leurs pratiques : comment s’adapter à des réalités qui changent, à des parcours souvent plus complexes, à des façons différentes d’entrer en relation et de s’engager? Le manque de temps et de moyens pour expérimenter certaines avenues vient parfois freiner les élans, tout comme un décalage générationnel au sein même des ressources peut se faire sentir, confrontant différentes idées et approches.
Mais ces mêmes échanges ont aussi fait ressortir des leviers forts. Ce qui fonctionne? Des milieux souples, accueillants, où la relation prime sur le cadre. Des espaces où les jeunes peuvent arriver comme ils sont, sans pression. Des pratiques qui laissent place à la parole des jeunes, à leur implication, à leur rythme. Et surtout, une conviction partagée : pour rejoindre les jeunes, il faut aussi aller vers eux, sortir des murs, créer des ponts.
Du côté des jeunes, les rencontres ont été tout aussi éclairantes. Les jeunes qui fréquentent les ressources alternatives ne cherchent pas seulement des services : ils cherchent des lieux où se déposer, où être entendus, où ne pas se sentir jugés. Plusieurs arrivent avec un bagage lourd, parfois marqué par des expériences difficiles au sein des autres instances. Ce qu’ils trouvent dans les ressources alternatives, et qu’ils nomment avec force, c’est la qualité du lien, l’authenticité des relations et la possibilité d’être pleinement eux-mêmes.
Ils nous ont aussi parlé de ce qui fait la différence : une première expérience positive, un accueil chaleureux, le bouche-à-oreille. À l’inverse, ils rappellent que la méconnaissance des ressources, la peur du jugement ou l’impression de ne pas être à sa place peuvent suffire à les tenir à distance. Autrement dit, même quand les ressources font un travail essentiel, elles ne sont pas toujours visibles ou accessibles pour ceux qui en auraient besoin.
Au final, cette première année aura permis de mieux se comprendre, de rapprocher les perspectives et de nommer plus clairement les défis. Elle confirme surtout que l’Alternative a toute sa pertinence pour la nouvelle génération — à condition de continuer à l’incarner, à la faire évoluer et à la construire avec les jeunes. La suite du projet s’appuiera sur ces apprentissages pour passer à l’action, soutenir les ressources et multiplier les occasions de rencontre.