Gestion autonome de la médication


La Gestion autonome de la médication en santé mentale (GAM) est une démarche qui s’appuie sur une vision globale de la personne et de son mieux-être dans une perspective d’appropriation du pouvoir.

Le but de la Gestion autonome de la médication en santé mentale est de permettre à la personne qui prend des médicaments de se rapprocher d’une médication qui lui convient et qui s’intègre dans une démarche plus large d’amélioration, de mieux-être et de reprise de pouvoir sur sa vie. Elle implique l’accès à toute l’information nécessaire concernant la médication et les alternatives.

Forgée au croisement de savoirs d’expérience (de personnes usagères, d’intervenants et d’intervenantes, de gestionnaires en santé mentale) et de recherches, la GAM représente une façon inédite et globale d’aborder l’apport et l’impact des médicaments en santé mentale dans la vie des personnes qui les consomment. La GAM permet non seulement de prendre en compte à la fois les effets bénéfiques et les effets indésirables des médicaments en santé mentale, mais aussi, de manière unique, de travailler avec les significations qu’on attribue à la médication, un aspect qui s’avère tout aussi important pour les personnes que les effets plus concrets des médicaments.

Une approche novatrice née au Québec

Cette approche novatrice et alternative a émergé et se développe au Québec depuis le milieu des années 1990. Elle est chapeautée par le RRASMQ, l’AGIDD-SMQ et l’équipe de recherche ÉRASME. Ces différents acteurs poursuivent le développement de la GAM en collaboration étroite avec des intervenants et intervenantes et des personnes utilisatrices de services en santé mentale. Au cours de son développement, la GAM a reçu plusieurs appuis, dont celui du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. L’importance de cette approche a été identifiée dans le dernier rapport du Commissaire à la santé et au bien-être (2012) et soulignée dans le Plan d'action en santé mentale du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec(2015-2020). Par ailleurs, le cercle de réflexion et d’action s’agrandit, car on parle maintenant d’implantation de pratiques GAM à l’extérieur du Québec, notamment en Ontario et au Brésil.


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